Créer un blog Présentation

Nom du blog :
naimananda
Description du blog :
Le parcours de Naïma, et plus particulièrement à partir de la CRS en Thaïlande le 15 janvier 2007
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
20.12.2006
Dernière mise à jour :
21.06.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Changement d'état civil (0)
· Ma vision de la féminité (1)
· Mes articles pour le CTE (5)
· Un pari impossible... Impossible avez-vous dit? (4)
· Vers une autre vie pleine d'inconnu et de joie (15)
· Y aurai-til des avantages à être trans-identitaire ? (1)

Navigation

Accueil
Livre d'or naimananda
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Le suiv du traitement hormonal
· A 24 heures d'une seconde naissance
· La prise d'hormones
· « 6 inches, avez-vous dit ? »
· Un pari impossible
· Bien arrivée
· Pour le meilleur et pour le pire…
· Remisée à la chambre pour une semaine supplémentai
· Arrêtons de diaboliser certains médicaments !
· Passer de l’ombre à la lumière a toujours un prix…

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

lol
24.09.2008
lol
21.09.2008
si si
20.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
lol
03.09.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· cigalemistralavande
· youme
· tijodu62
· rogat
· simplythebest84
· etrangemessager
· clarasorlin
· letontonflingueur
· papapouremmanuel
· leni



Nuit N (du 15 au 16 janvier)

Nuit N (du 15 au 16 janvier)

Posté le 23.01.2007 par naimananda



Bangkok, un chantier immense, lieu de toutes les pollutions




Il n’est pas possible de me brancher sur Internet depuis ma chambre d’hôtel que je suis de retrouver vendredi soir après l’examen post-chirurgical : Je ne dispose pas d’un mot de passe nécessaire. Ces lignes que vous lisez actuellement, il y a donc déjà quelques jours que je les ai tracées sur l’écran de mon ordinateur.

Le jour de l’opération a vraiment été un jour très spécial.

Prête bien avant 08H30, heure du rendez-vous en bas de l’hôtel avec le chauffeur du chirurgien, je laissais mes valises dans le halle et allais m’asseoir sur un des bancs à l’extérieur. Un vieux Thaï, assis sur le banc voisin, reniflant en moi une « trans » - pas difficile, les deux derniers étages leur sont réservés - s’est levé manifestant un air désapprobateur et partit s’asseoir deux bancs plus loin et de là, ne cessa de me surveiller du coin de l’œil jusqu’à ce que la voiture attendue arrive.

L’arrivée à l’hôpital PIYAVATE est déroutante tant par l’environnement que par la conception même de l’édifice. Planté au milieu de terrains vagues où poussent des arbres fruitiers à l’état sauvage, à moins de 100 mètres d’une autoroute intra-urbaine, il dresse fièrement ses 24 niveaux comme une fusée sur le pas de tir, peu avant son décollage. Seuls son chapiteau vert et une croix de même couleur sur chacune de ses faces rappellent qu’il s’agit d’un endroit d’investigations et de soins et non d’un endroit futuriste.
Accompagnée par un nombre de petits personnels jusqu’au bureau d’enregistrement, j’ai eu le temps d’admirer le hall tellement immense en étendue qu’en hauteur que je doutais un instant d’être arrivée à bonne destination : Etait-ce vraiment un hôpital (et c’était alors le plus confortable que j’ai jamais vu de ma vie !) ? Ou un palace 7 étoiles ou l’entrée d’un muséum prestigieux ?
La secrétaire me ramena rapidement à la réalité.
« Votre passeport, s’il vous plaît ! »
« Hm, je l’ai laissé dans mes valises et je ne sais pas où elles sont passées. Quelqu’un les a déjà emportées… »
Silence gêné de part et d’autre jusqu’à ce que je me rappelle que j’avais sur moi une photocopie couleur du précieux document… Tout s’arrangeait.
Après un sourire à la webcam, je vis mon visage apparaître sur l’écran d’ordinateur où s’étalaient toutes mes coordonnées administratives. La première étape était finie. Je m’installais confortablement dans un des très nombreux fauteuils dans l’attente qu’une - aide-soignante ? - vienne me chercher et m’emmener deux niveaux plus haut dans le service de chirurgie plastique. Rassemblement des documents administratifs et médicaux puis pesée et mensuration
« Ah, j’ai au moins perdu 2 kilos depuis que je suis arrivée ici, c’est bon signe ! »
« 1,72 mètre ! »
« Oh là, comment s’y est-elle pris, je n’ai pas perdu 4 centimètres en quelques mois ! »
Puis nouvelle attente dans un des nombreux fauteuils avant qu’une nouvelle - aide-soignante ? - vienne me chercher et m’emmener huit niveaux plus haut dans le service de chirurgie à proprement parler.
« Voilà votre chambre. Je viendrai à 11 heures, vous prendrez une douche et je vous raserai… A tout à l’heure. »
Je m’empressai de quitter la pièce et allais rejoindre, quelques mètres plus loin, Stéphanie, opérée deux jours plus tôt. Elle avait presque passé le jour précédent à vomir, je la trouvais reposée et bien plus féminine qu’avant même l’intervention. Je lui en fis part sans pourtant pouvoir justifier mon jugement d’aucune façon. Peut-être le fait qu’elle se sache désormais aussi complète qu’elle pouvait l’être s’intégrait-il en elle et la transformait-il aussi radicalement. Elle rayonnait d’une beauté intérieure que je ne lui connaissais pas auparavant.
Un peu plus tard, elle me un cadeau inattendu, elle me montra son entrejambe. Bien qu’étroitement serré dans un film transparent, je pouvais observer le résultat concluant de l’intervention, au-delà même de ce que je savais à partir des documents photographiques circulants sur Internet.

Onze heures. Je regagnais ma chambre et cédais au protocole… Quelques minutes plus tard, je me retrouvais vêtue d’une élégante chemise d’un bleu pervenche, une perfusion branchée sur le dos de ma main gauche, allongée entre les barrières du lit, où dès le lendemain, j’allais être soumise, comme toutes celles qui m’ont ici précédée, au supplice de la pendule ensorcelée.
Mais, je ne pensais pas au lendemain, j’étais heureuse d’être là, d’en être là, au seuil de cette nouvelle vie à laquelle depuis si longtemps j’aspirais et rien, j’en étais maintenant absolument sûre, ne pouvait s’y opposer.
Curieusement aux jours derniers, depuis le réveil, j’étais habitée par un sentiment étrange de tranquillité intérieure, je me sentais à ma place, au bon endroit, au bon moment. Envolées les craintes en tout genre des derniers jours.

Comme dans chaque chambre de ce service, une pendule murale fait face au lit. Le temps s’y égrène curieusement d’une façon étrangement lente : Le temps est suspendu, chaque seconde prend un air d’éternité. Prévenue du phénomène, je m’efforçais de garder les yeux fermés et de faire le vide dans ma tête afin d’y accueillir, si j’atteignais le niveau nécessaire, un état intérieur hors du commun. Malgré tous mes efforts pendant près de deux heures, des scénarios issus de je ne sais quelles parties de mon inconscient se succédèrent, ne laissant que l’espace de quelques secondes de silence entre eux. Epuisée, je sombrais dans le sommeil.

« Naïma, réveillez-vous, c’est le temps d’y aller ! »
J’ouvrais péniblement les yeux, la chambre était remplie de personnels soignants. Changement de lit, transport à travers un dédale de couloir, puis descente au bloc opératoire situé au deuxième niveau. Une fourmilière tant de personnes se croisaient, chacune occupée à une tâche précise.
« Bonjour, je m’appelle … (un nom impossible à retenir), je suis votre anesthésiste. Comment allez-vous ? »
« En paix. »
« Super ! Nous allons attendre que le Dr Chettawut arrive et je viendrai vous faire la piqûre puis vous ne sentirez plus rien. Reposez-vous en attendant. »
Je refermais les yeux.


Quand je les rouvrais, c’était gentiment secouée :
« Hello, Naïma, c’est fini ! »
Trois soignants m’offraient leur plus large sourire. J’avais regagné ma chambre !
« Quelle heure est-il ? »
« Deux heures et demi ! Rendormez-vous, tout s’est bien passé, nous reviendrons demain vous voir… »
Je ne tardais pas à sombrer à nouveau dans l’inconscience, quelque peu frustrée de ne pas avoir été présente au moment de la mise sous anesthésie générale.






--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus