Une partie de moi n’accepte pas la séparation d’avec ma femme pour qui mes sentiments non seulement ne se sont pas affaiblis, mais se sont encore renforcés. Et ce ne sont pas les kilomètres qui vont bientôt nous séparer qui vont affaiblir l’intensité de mon amour pour elle.
D’autre part, je suis intimement convaincue que les sentiments de ma femme envers moi se sont également intensifiés dans les mêmes proportions…
Effectivement, au cours de ces derniers mois de vie commune, et plus encore lors de nos tous derniers moments ensemble, nous avons toutes deux, sans rien décider en commun, fait en sorte que chacun de ces instants soit précieux.
Une comparaison me venait souvent alors à l’esprit, celle des instants passés auprès d’une personne mourante, ces instants où l’être humain fait enfin la différence entre les choses superficielles et celles qui sont profondes, essentielles, et décide en conséquence, de faire ce qu’il y a à faire instant après instant, afin de ne pas avoir de regrets quand il ne lui sera plus possible de le faire.
A ce point de développement de mon raisonnement, certains ne peuvent s’empêcher de m’interrompre pour me demander :
« Question de cohérence : Pourquoi alors tenir autant à avoir un sexe féminin aussi ressemblant, et surtout aussi performant (du fait de la sensibilité conservée) que celui des femmes biologiques, car c’est bien une des raisons principales qui vous a conduite à faire le choix d’un chirurgien thaïlandais ? »
C’est cette même question que se posent nombre de chirurgiens français.
C’est ignorer un aspect particulier de l’identité trans-identitaire…
Pour moi, comme pour un certain nombre de « MtF » (male to female, homme décidé à devenir femme) que je connais, l’essentiel n’est pas d’accéder à la sexualité de l’autre versant humain, mais d’être au plus près de l’anatomie et de la physiologie féminines, condition sans laquelle le sentiment de se sentir « pleinement femme » ne peut être réellement comblé.
Je suis donc dégagée des pulsions sexuelles et portée par le sentiment d’amour pour celle avec laquelle je vivais depuis dix ans.
Aussi, suis-je déterminée à tout faire pour que notre relation revive sur un autre mode, je n’en sais encore les termes, mais un mode au-delà des repères habituels de ce monde dual…
Aussi me suis-je donné un défi : Parvenir à revivre ensemble sous un même toit. Pari que bon nombre parmi mon entourage ont de suite qualifié d’irréalisable, d’irrationnel, « aveu malgré moi de mon incapacité à faire le deuil »...
Peut-être ont-ils raison, mais je ferai tout pour leur donner tort, non parce que je désire avoir raison à tout prix, mais parce que je considère que l’être humain se résigne souvent trop vite : Combien d’entre nous renoncent à une partie de leurs aspirations en lançant - espérant trouver peut-être en cela une justification à leur décision - cette phrase tant entendue, trop répétée, au point de vouloir en faire une évidence :
« On ne peut pas tout avoir !... »
Je ne crois pas à l’alternative suivante :
« Ou j’obtiens cela, mais je perds ceci ou je décide de garder ceci, mais je sais que jamais je n’aurais cela… »
Véritable choix du diable au cours duquel aucune des propositions n’est pleinement satisfaisante.
Il y a dans cette formulation le refus de se dépasser, de puiser en soi des forces ignorées mais bien présentes sans lesquelles il n’est pas possible de créer de nouvelles conditions de sorte qu’il devienne possible de dire :
« Non seulement j’accède à cela, mais je conserve ceci. »
Ces forces s’appellent désir d’évoluer à un niveau meilleur de soi-même, courage (agir avec le cœur), volonté inébranlable d’atteindre le but fixé.
Aujourd’hui, ces forces m’animent. Aussi suis-je en mesure de croire que l’impossible d’aujourd’hui soit le possible de demain.
Je te souhaite bien évidemment d'y arriver mais nous en avons parlé et je vais te répéter ce que je t'ai dit à ce moment là : "tout choix est un renoncement" Naïma.
En consultant les photos avant/après,il se dégage de votre visage aujourd'hui une certaine sérénité et une paix alors qu'avant j'y "voyais"/ou ressentais beaucoup de tristesse du regard...(mon ressenti.... Prenez le temps d'accueillir Naima
nous n'avons qu'une VIE,je suis avec l'homme que j'aime depuis 30ans,il est handicapé avons une fille adorable âgée de 26ans et sommes grand-parents nous vivons sans contraintes depuis toujours,n'ai jamais ressentie le besoin de trompé mon mari, il n'y a aucun tabou entre nous avons des amis homosexsuel hommes et femmes,demain mon mari décidait de changer de sexe je le soutiendrais, notre fille sais ke si demain elle s'apercois qu'elle est lesbienne on l'aimerait tout autant tout notre entourage m'ont traiter de Sa.... de vivre avec un handicapé c'était pas possible que je soit amoureuse de lui et bien si et le suis tjr et lui de même,le quand dira t-on on s'en tape,regardez devant, pas le passé ça gache l'avenir même si vous aimez votre femme faîte ce dont vous vous sentirez le mieux si elle dit vraiment vous aimer alors les embûches ne devraient exsistés M.... nous n'avons qu'une vie alors pas d"hésitations et ce n'est pas de l'égoisme mais la réalité de la vie qu'on soit marié ou pas, aimer c'est aimer et non pas appartenir a quelqu'un nous ne sommes pas du matériel,